Le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

Citoyen d'Aix-en-Provence

vendredi 3 juillet 2009

"Carnets de campagne" : Un million de francs-or !

Même en ayant recours à un boulier, il n'est pas facile d'y voir clair dans la guerre du million, qui ne connaîtra sans doute jamais l'armistice. Allons découvrir les règlements de compte que nous propose notre jeune écrivain. Faites-lui part de vos propres calculs pour l'aider à tenir la comptabilité.

Vingt-troisième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/07/02/vingt-deuxieme-jour-le-million.html 

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Les joyeusetés de l'élection, en plus retors que moi !

gif_chocEuh… comment vous dire… hier, j'ai eu comme un choc. Mon cœur a tenu bon mais ma jalousie n'a fait qu'un tour. Qu'est-ce qu'il a balancé Paul-Henry Fleur dans sa page de La Provence de jeudi ! A côté de ça, ce que je raconte ici parfois, c'est presque de la gnognotte. Ah, que de cruels rappels ! Y aura-t-il une suite, par exemple en inversant les termes ainsi : "Amis hier, ennemis aujourd'hui" ? Possible, car le sujet est loin d'être épuisé…

         

Ennemis hier, amis aujourd'hui

         

Quand Genzana et Joissains se disaient des mots doux...

Bruno Genzana vient de se rallier à Maryse Joissains. Logique ? Pas si l'on a un peu de mémoire…

En novembre 2007, quand Genzana - encore à l'UMP et membre de la "majorité" au conseil municipal - affirme qu'Aix mérite "mieux que le népotisme et les combinaisons politiques", Maryse Joissains explique pourquoi elle ne le reprendra sur sa liste : "Ceux qui ne sont plus là sont ceux qui n'ont pas travaillé". Ambiance…

A la même époque, prenant congé d'une réception, elle donne à son départ une excellente raison : "Je dois aller au conseil d'administration du Festival d'art lyrique. Des décisions importantes doivent être prises et je crains que l'élu qui me remplace ne soit pas en capacité de prendre les décisions." Devinez qui était cet élu…

En décembre, l'intéressé explique pourquoi il a rejoint de Peretti : parce que ce dernier sait "rassembler les talents de tous les horizons", tandis que Maryse Joissains ne sait que "s'isoler sur son clan". Laquelle, en guise de cadeau de Noël, lui retire ses délégations municipales.

En janvier 2008, satisfait qu'aucun autre candidat n'ait été investi par l'UMP contre lui aux cantonales, Genzana remercie Renaud Muselier et Jean-Claude Gaudin, qui ont "refusé de céder aux caprices de Maryse Joissains".

Dans le même temps, cette dernière présente sa liste aux municipales : "Il n'y a pas de carriéristes dans ma liste parce que je n'en voulais plus !"

En avril 2008, quand, réélue, elle offre une vice-présidence de la communauté du Pays d'Aix à un socialiste, Bruno Genzana s'indigne : "Avec la même complicité, apparue au cours de la dernière campagne électorale, une partie de la gauche aixoise et la famille Joissains se sont partagé sans vergogne les sièges de conseillers communautaires. Les masques sont tombés".

En juin 2008, à propos de La Duranne, il affirme en conseil municipal : "On construit là, programme après programme, une ville sans équipement public et surtout sans vision d'ensemble". Enfin, en juillet, à propos de l'office public HLM Pays d'Aix Habitat, il dénonce "des dysfonctionnements lourds de conséquences, des recrutements par copinage (…) un manque de vision et d'ambition pour la construction de logements sur notre commune (…) un fonctionnement de la commission d'attribution essentiellement fondé sur le favoritisme (…) Le tandem Joissains-Chorro qui préside l'Opac doit tirer au plus vite les conséquences de leur laisser-aller et de leur malheureuse gestion".

A l'arrivée, le commun des mortels ne peut que se montrer perplexe. Soit Genzana pensait tout ce qu'il a dit et on a du mal à comprendre son ralliement d'aujourd'hui. Soit il ne pensait pas toutes ces vilaines choses, mais alors, pourquoi les avait-il proférées ?

La politique, c'est bien. Surtout à Aix. Mais il ne faut pas louper un épisode, sinon, on ne comprend plus rien du tout. Déjà qu'en suivant tous les épisodes on a du mal…      

Quand De Peretti et Medvedowsky se chipotaient...

De Peretti se rallie à Medvé. Voici quelques rappels donnant un peu de piment à ce rapprochement.

Pendant la campagne des –  précédentes - municipales, en décembre 2007, Alexandre Medvedowsky évoque son colistier d'aujourd'hui. Exhibant le logo "majorité présidentielle" sur les premières affiches du candidat centriste, il lance : "Il n'y a plus tromperie sur la marchandise : c'est bien à une liste de droite que nous avons affaire". D'ailleurs, Fleur Skrivan, élue (PS) au conseil régional, ne se prive pas de montrer une belle affiche de François-Xavier De Peretti, datant des municipales de 2001, sur laquelle on peut lire : "Que la droite se lève"… Sept ans plus tard, FXdP proclame, sur ses tracts, que Medvé conduit une liste "de la gauche la plus rétrograde et la plus menaçante".

Entre les deux tours, il met Medvé et Maryse dans le même sac : "Les clans et appareils politiques réunis autour d'Alexandre Medvedowsky et des Joissains ne rêvent que d'une seule et même chose : s'emparer à nouveau de votre ville".

En mars 2008, dans la dernière ligne droite, De Peretti lance un tract sur un sujet sensible : la construction d'une mosquée à Aix… Le tract s'achève ainsi : "Nous ferons ce que MM. Medvedowsky et Guinde, puis Mme Joissains vous ont promis et n'ont pas fait". Or si Maryse Joissains n'avait pas spécialement promis de mosquée à Aix, Medvedowsky et à Guinde n'ont jamais été maires d'Aix…

Mars : les élections sont perdues. Chacun a son analyse, à commencer par Medvé : "Quand nous disions qu'une alliance avec François-Xavier De Peretti était impossible, car c'était une autre liste de droite, et qu'on ne pouvait pas construire quelque chose avec elle, en voilà la démonstration". Selon le candidat socialiste, une large majorité d'électeurs de FXdP au premier tour s'est reportée sur Maryse Joissains au second.

Quelques jours plus tard, Medvé enfonce le clou : "La ligne stratégique de De Peretti était très confuse et nous n'avons jamais envisagé d'alliance avec lui. Et si nous l'avions fait, nous aurions perdu beaucoup plus lourdement ; nous aurions durablement fragilisé la gauche dans cette ville et, en plus, nous y aurions laissé notre âme. Ça n'avait pas de sens.

Beaucoup de nos colistiers et de nos électeurs ne nous auraient d'ailleurs pas suivis. Et ils auraient eu raison. Que De Peretti et Pezet soient persuadés que c'était la seule solution montre qu'ils ne comprennent pas grand-chose à la politique et qu'ils méritent leur très lourde défaite". Le responsable socialiste s'acharne particulièrement sur De Peretti : "Il a largement contribué à l'élection de Maryse Joissains en 2001".

A l'approche des municipales, "il n'est pas venu discuter avec nous, il s'est allié avec une quinzaine d'UMP pour afficher le logo "majorité présidentielle", pensant que ça suffirait à devancer Maryse Joissains au premier tour. Il n'était clairement pas dans une stratégie d'alliance avec la gauche. Ce n'est qu'après avoir constaté l'échec de sa stratégie qu'il a cherché d'autres accords. Mais il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles".

De Peretti répond quelques jours plus tard : "Au second tour, nous avons pourtant essayé de composer un front de gens qui voulaient une alternative sur la façon de gérer la ville. Mais je suis tombé sur un PS ultra-dogmatique".

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jeudi 2 juillet 2009

Municipale : A propos de débats à géométrie variable

On le sait, le débat entre les cinq candidats qui devait avoir lieu mardi à l'initiative de TV7 Provence a été annulé. On peut être surpris, déçu, choqué ou même trouver qu'il n'y a pas de quoi fouetter un écran. Mais, on peut aussi s'interroger sur ce qui pousse les uns et les autres à accepter ou à refuser une confrontation entre concurrents se présentant aux suffrages des électeurs.

Lors de l'élection municipale de mars 2008 déjà, plusieurs débats avaient aussi été programmés le plus démocratiquement du monde. Et puis, plouf, certains s'en souviennent peut-être, des têtes de liste ne nous avaient pas épargné leurs gros caprices. A plus d'un an de distance, on aurait tort de croire qu'une seule personne serait coutumière du fait.

Si on repasse aujourd'hui la bande conservée des événements de l'an dernier, les surprises, voire les volte-face, ne manquent pas. On s'aperçoit, en effet, qu'un même candidat peut, si cela l'arrange, se parer de vertu pour crier son indignation lorsqu'un concurrent refuse de participer à un débat, oubliant que lui-même en a fait autant il n'y a pas si longtemps. Alors, jetons un œil, sans complaisance, à ce qui s'est passé il y a quinze mois…

Election municipale des 9 et 16 mars 2008

Mardi 5 février

Un débat prévu depuis longtemps à l'Institut d'études politiques d'Aix, proposé par le Cercle Condorcet sur le thème de la démocratie locale, est annulé, Maryse Joissains, maire sortante, ayant privilégié une émission télévisée sur la chaîne régionale de France 3 où elle était invitée en solo. Les autres candidats, Michel Pezet, Alexandre Medvedowsky et François-Xavier De Peretti n'ont pu que prendre acte de ce désistement et de l'annulation.

Mercredi 6 février

Les quatre candidats sont invités par le Comité d'intérêt des quartiers luynois à la salle Ughetti. Le président du CIQ a tenu à organiser le débat sur la base de règles très strictes qui ont été respectées par les candidats et le public. Quatre grandes questions sont posées sur l'urbanisme, les déplacements, la vie quotidienne et la démocratie de proximité. A tour de rôle, chaque intervenant a disposé de 10mn pour la première question, puis de 5 mn pour chacune des trois autres. Enfin, 5 mn d'expression libre ont permis à chacun de conclure. Les passages ont été tirés au sort. Si le débat n'a pas autorisé les échanges directs entre candidats, certains n'ont pas manqué de lancer quelques piques en douce tout en restant très courtois.

Debat_26

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le débat organisé par La Provence et France Bleu Provence

Mardi 26 février

Le seul grand débat réunissant un plateau avec les sept candidats présentant une liste au premier tour a lieu en matinée à l'initiative de La Provence et de France Bleu Provence. Hic, François-Xavier De Peretti n'est pas là, il a fait savoir qu'il était retenu par ses obligations professionnelles.

Lundi 3 mars

A six jours du premier tour, Télévision Provence (ancien format de TV7 Provence), invite Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky à discuter des questions de logement et de transports à Aix. Sur leur blog hébergé par Le Nouvel Observateur, des étudiants de l'IEP rapportent : "L'ambiance est décontractée. Galvanisés par les derniers sondages qui les donnent gagnants le 9 mars prochain, les deux candidats semblent confiants à quelques jours du premier tour. Loin du combat de coqs, les invités plaisantent ensemble et affichent leur sérénité, comme s'ils avaient déjà gagné la bataille."

Jeudi 6 mars

A trois jours du premier tour, pour son émission matinale d'information, La Chaîne Marseille invite les quatre candidats à débattre des enjeux d'Aix. Michel Pezet et François-Xavier De Peretti sont bien présents mais Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky ont refusé de participer à ce débat qui se déroule donc sans eux. Le même jour, France 3 Méditerranée a aussi proposé aux quatre candidats une émission en soirée. Suite au refus d'Alexandre Medvedowsky de débattre en présence de Michel Pezet, la chaîne, soumise aux contraintes d'équité de temps de parole notamment en période électorale, décide d'annuler le débat télévisé.

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mardi 30 juin 2009

Joissains se dérobe, TV7 Provence annule le débat

URGENT 14h00

Ce matin, dans le studio de TV7 Provence devait avoir lieu un débat démocratique entre les 5 têtes de liste qui briguent la mairie. Après avoir donné la parole à chacun au cours de précédentes émissions, mises en ligne il y a une semaine, pour répondre aux mêmes questions sur un ensemble de thèmes cruciaux pour l'avenir d'Aix, la télé locale avait pris l'initiative, pour compléter le cycle de manière cohérente et avec le même souci d'équilibre et d'équité, de proposer aux mêmes candidats de venir débattre entre eux face aux caméras.

Les invitations, formulées en termes identiques, avaient été adressées aux 5 chefs de file il y a plusieurs jours. L'équipe de TV7 Provence avait donc mobilisé tous ses moyens pour que ce moment fort, et à l'heure actuelle le seul prévu, soit à la hauteur : préparation du studio d'enregistrement, présence de toute la rédaction et investissements financiers pour assurer la qualité de l'opération. Les candidats avaient été autorisés à inviter un certain nombre de personnes de leurs équipes respectives.

Ce matin donc, tout était fin prêt pour l'événement et tous les candidats étaient bel et bien là, sauf Maryse Joissains. Son entourage a indiqué qu'elle était atteinte d'une extinction de voix qui l'empêchait de participer aux échanges. Pour le moins, le motif semble n'être qu'un subterfuge qui confirme une dérobade de plus.

En effet, samedi en matinée, interrogée par un blog vidéo sur sa venue à ce débat, Maryse Joissains avait déclaré qu'il était hors de question pour elle d'aller se confronter à tous les candidats. A ses dires, elle n'était prête à accepter qu'un débat en tête à tête avec son concurrent de second tour, qu'elle a désigné en la personne d'Alexandre Medvedowsky.

A l'heure dite, les organisateurs, qui n'ont reçu aucun message de désistement, ont eu la désagréable surprise de constater que l'ex-maire d'Aix n'était pas là. Son entourage le plus proche était présent et souhaitait parler à sa place. Le chef d'édition et ses collaborateurs ont indiqué que le siège prévu pour Maryse Joissains ne serait occupé par personne d'autre qu'elle.

Les quatre autres candidats prenaient acte de cette absence et se déclaraient prêts à participer au débat (NB : Stéphane Salord, sollicité suite au crash de l'Airbus, a souhaité quitter le plateau). Finalement, les conditions d'un débat pluraliste n'étant plus réunies, la rédaction a décidé d'annuler l'émission purement et simplement.

Pour cet événement unique, TV7 Provence avait convié ses confrères, dont ceux de La Provence et de La Marseillaise, qui rendront vraisemblablement compte demain de ce qui apparaît d'ores et déjà comme étant une esquive de Maryse Joissains à un rendez-vous essentiel qui avait pour seul but d'informer objectivement les électeurs. Des photos et des images ont été prises sur le vif par la presse et par le blog vidéo. Elles seront publiées et mises en ligne dans les heures qui viennent. On y verra des discussions informelles entre candidats et personnes présentes sur ce qui va probablement susciter beaucoup de commentaires...

logo_TV7_provence

Le site de TV7 Provence :

(pour voir les vidéos de la campagne électorale

et les interviews individuelles des candidats sur des thèmes majeurs)

http://www.tv7provence.com/

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"Carnets de campagne" : Au régal des pique-assiettes

Disette ou aubaine ? En tout cas, les pique-assiettes semblent bien être toujours à la fête, plus pour goûter aux nourritures terrestres offertes aux buffets par les candidats que pour boire leurs belles paroles… Allez, profitez-en pour alimenter de vos commentaires les plats que nous mijote notre grand chef toqué.

Dix-neuvième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/28/vingtieme-jour.html

(Pour une meilleure lecture, clic sur la planche d'images qui apparaît à l'écran)

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lundi 29 juin 2009

Les défausses de Joissains sur le compte des autres...

joissains_ravi_en_piedElle n'y est pour rien, proteste-t-elle. Non, jamais pour rien. Les défausses de Maryse Joissains sont pourtant monnaie courante. Le Conseil d'Etat la désigne, mais il ne s'agit pas d'elle puisque le CE est composé de magistrats "politiques" qui veulent sa peau.

Le Tribunal administratif annule le contrat de son directeur de cabinet illégalement signé par elle pour dépassement exorbitant de salaires (475.000 euros), mais elle fait appel jurant qu'il n'y a absolument rien d'anormal là-dedans. Le Plan de déplacements urbains est annulé par le T. A. mais c'est bien sûr parce qu'on lui cherche des poux.

Le Plan banlieues aixois prend du retard, puis est retoqué par l'Etat en faillite, c'est bien entendu la faute du fonctionnaire qu'elle a elle-même choisi et qui n'a pas été à la hauteur. Un adjoint siégeant à la Semepa s'arrange pour faire un prix d'ami à sa femme et à un copain joueur de foot, elle n'est pas au courant évidemment et lui fait porter le chapeau ainsi qu'au président de la société.

Pour chaque mauvaise décision, Maryse Joissains se trouve des excuses et tire sur des boucs émissaires qu'elle congédie en grand nombre. Ce ne sont là que quelques exemples parmi les plus criants. Et voici que, depuis le début de la campagne électorale, c'est le retour de la propagande à coups de grosse caisse. Tentant de se poser de nouveau en victime, tract après tract, elle assène une collection de mensonges plus démagogiques les uns que les autres.

Et bien non, l'élection ne va pas coûter 1 million d'euros. Au pire, cela n'atteindra que le quart de cette somme, ne serait-ce que par l'économie (environ 650.000 euros) faite sur les indemnités qui ne seront pas versées aux élus municipaux d'Aix et de la CPA pendant deux mois, auxquels s'ajoutent les sommes non dépensées en train-train des élus pour environ 100.000 euros.

Quant aux frais administratifs pour la tenue de l'élection, ils peuvent être évalués à 200.000 euros. Pour ce qui est des dépenses engagées par les candidats, elles sont pour partie prises en charge par apport personnel et en partie par l'Etat sur les lignes budgétaires prévues à cet effet tout au long de l'année.

Faut-il rappeler que le coût en communication annuelle sous les mandats Joissains a tourné entre 1,5 et 2,5 millions d'euros et les procédures judiciaires à foison de Maryse Joissains à plus de 200.000 euros par an ? Le tout tiré de la poche des Aixois. Alors, pas de chanson, s'il vous plaît ! L'autre tentative de mensonge, proche de la diffamation, concerne l'Office HLM. (Lire article suivant.)

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Office HLM : Les nouveaux bobards de Joissains

Dans un tract électoral mensonger, scandaleux et aussi indigne, l'ex-maire Maryse Joissains prétend que l'Office a été privatisé. Quelle méconnaissance de la loi, que l'encore députée a elle-même votée ! Mais, pour comprendre le contexte, revenons d'abord sur quelques faits. Très récemment, le commissaire aux comptes de Pays d'Aix Habitat s'est vu contraint de pointer la mauvaise gestion, un manque de rigueur et un déficit de 2,3 millions d'euros en 2009.

Quelques temps avant, deux longs rapports de la MIILOS (Mission interministérielle d'inspection du logement social) avaient analysé sévèrement la gestion de l'office. Plus près de nous, Maryse Joissains a cru bon de sortir la grande artillerie, jouant la parodie de l'offusquée pour mieux botter en touche. Il y a des fausses factures à l'OPH, a-t-elle annoncé. Elle est présidente depuis 8 ans et, comme par hasard, elle découvrirait cela maintenant ? Et voilà que, avec l'élection à refaire, elle nous la joue encore une fois "c'est-pas-moi-c'est-l'autre".

         

affiche_OPH

(Merci à mon ami Philippe Denis pour la réalisation de cette pépite)

       

Un tract fumeux

à Le titre : "Pour l'honneur d'une ville !" Les grands mots pour masquer les gros échecs !

à Le sous-titre : "L'office HLM a été privatisé par M. Medvedowsky". Ah bon ? On fera d'abord remarquer que la lettre "P" de OPHLM, puis OPAC et maintenant OPH veut dire "public". Par quel tour de magie peut-on affirmer que c'est privatisé ?

à Les directeurs : Maryse Joissains fait l'aveu d'un "échec sur les problèmes de proximité". En réalité, il n'y a pas que cela. Tout l'OPH marche sur la tête. Car s'il y a bien eu 5 directeurs, il n'y a eu qu'une seule présidente, et c'est son échec personnel. La nouvelle directrice (la 6e) est "chargée de restructurer l'office et de mettre fin aux dysfonctionnements reprochés par les locataires". Faudrait savoir. Maryse Joissains avait déjà dit la même chose pour le précédent directeur aux commandes pendant trois ans.

Le 19 juin, dans La Provence, elle remettait le couvert : "Il y a un dossier sur lequel je vais m'engager personnellement : les HLM, qui ont été gérés de façon artisanale et qui vont être remis en ordre de marche par la nouvelle directrice. Je pense que les Aixois ont compris que ce n'est pas moi le directeur". Etrange affirmation, on va le voir. Cela veut quand même dire que l'Office est hors service. Et comment donner crédit aux mots de conclusion du tract : "Ces engagements, je les prends solennellement et personnellement. Vous me connaissez tous, je tiens toujours mes promesses, même s’il me faut parfois du temps."

à La loi : Là, c'est le bouquet, la crédibilité de Maryse Joissains en prend un coup. Démonstration avec le rappel des évolutions de la législation. Les OPHLM ont été créés en 1912. Les OPAC ont été institués en 1971. La structure aixoise est passée du statut d'Office public à celui d'Office d'aménagement et de construction le 11 mai 2000, sous la présidence d'Alexandre Medvedowsky délégué par le maire Jean-François Picheral.

joissains_depute_godillotSi Maryse Joissains a connu cet ancien statut, elle a aussi étrenné le nouveau. Et c'est là que se situe son imposture. Par la loi du 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement, votée par scrutin public par notre députée le 31 janvier 2006, les statuts OPHLM et OPAC ont été unifiés sous le même nouveau statut d'Office public de l'habitat (ordonnance du 1er février 2007 et décret d'application du 18 juin 2008). Alors, ne saurait-elle pas ce qu'elle vote en n'allant qu'une fois par mois à l'Assemblée ?

Au-delà des changements d'appellations, le mot "public" a été sciemment conservé pour signifier la confirmation des missions de service public du logement social. Cette refonte a aussi modifié la répartition des compétences entre le conseil d’administration, son président et le directeur général : le directeur général dirige l’activité de l’office dans le cadre des orientations générales fixées par le conseil d’administration.

Or, Maryse Joissains feint de ne pas avoir de responsabilité en matière de politique du logement et de fonctionnement de l'office. Pourtant, par la loi, elle en a été présidente de droit en tant que maire et elle a toujours nommé et même révoqué des directeurs.

Le directeur n'est pas vraiment indépendant et ne peut donc pas faire ce qu'il veut. Placé sous la responsabilité du président, il est obligé de suivre les grandes orientations fixées par ce dernier et le conseil d'administration dans lequel la collectivité est désormais majoritaire. Dans son tract, Maryse Joissains ne dit pas autre chose : "Sur ma proposition, le conseil d’administration a voté pour un nouveau directeur". Et dans La Provence : "Je vais m'engager personnellement sur le dossier des HLM".

Elle joue donc sur les mots, lorsqu'elle déclare : "Ce qui signifie que ce n'est plus le maire qui gère mais un directeur. Le conseil d'administration que je préside est composé de 21 membres dont 8 élus et s'implique uniquement dans les grandes orientations." Faut-il insister davantage sur les propos contradictoires et délirants de Maryse Joissains ? Est-ce vraiment cela l'honneur dont elle prétend encore vouloir se draper ?

Petit historique de la gestion Joissains :

"Logement : Les bobards honteux de Maryse Joissains" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

"Pays d'Aix Habitat : Joissains reponsable de la faillite" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/04/12357657.html

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samedi 27 juin 2009

TV7 Provence, la télé locale qu'il nous faut !

logo_TV7_provence

      

Connaissez-vous notre super télé locale ? Installée au cœur même d'Aix depuis plus d'un an, TV7 Provence réalise d'excellents programmes sur tout ce qui se passe à Aix et dans la région, tous diffusés par l'Internet. De nombreuses vidéos proposent des reportages, des interviews et même des débats. Depuis quelques jours, les responsables produisent un effort remarquable pour rendre compte de la campagne électorale aixoise, dans le respect du pluralisme et de l'équité. Afin d'établir une démarche interactive avec les visiteurs, la rédaction autorise les commentaires en réaction à chaque vidéo. Trop sympa TV7 ! Un site à découvrir et à mettre en lien dans vos favoris.

Le site de TV7 Provence :

www.tv7provence.com

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Le préfet veut nous prendre pour ce qu'il est…

Le préfet de région essaie vraiment de nous prendre pour ce qu'il est. Et que nous ne sommes pas. Interrogé sur le choix des dates pour l'élection municipale d'Aix, Michel Sappin répond : "Pour trouver une date (sic) meilleure que les 12 et 19 juillet, il fallait aller jusqu'au 13 septembre. Et avancer la date au 5 septembre (sic) [un samedi ?!], c'était trop court pour que les partis politiques s'organisent car tout le monde a été surpris par la décision du Conseil d'Etat."

Mais quel type de calendrier un préfet peut-il bien avoir sur son bureau ? D'abord, si le motif qu'il invoque pour rejeter l'option de septembre était aussi capital, il aurait pu arbitrer pour les 19 et 26 juillet permettant de disposer d'une semaine de plus. Ensuite, cela aurait évité le gros trou noir du 14 juillet entre les deux tours, ce qui aurait facilité les travaux en interne des listes.

Enfin, comme c'est bizarre, notre préfet se déclare "satisfait" de son choix de dates et dit n'avoir "reçu aucune protestation des élus". Ce qui est faux bien sûr puisque, par exemple, Alexandre Medvedowsky s'en est insurgé à la télévision.

Et, plus étrange encore, le préfet aligne ses propos, "on ne pouvait pas laisser sans exécutif Aix, qui fait partie des 10 plus grandes villes de France", sur ceux de Maryse Joissains qui avait réclamé une tenue rapide de l'élection prétextant de fallacieux retards pour les dossiers de la Ville. Drôle de transmission de pensée entre sarkoziens pur jus !

Si Maryse Joissains est plutôt facétieuse, il en est autrement pour le préfet dont on perçoit que la science méconnaît que le mois d'août est une période habituellement sans séances du conseil municipal, sans réunions des commissions d'appel d'offres et où les élus n'assurent que l'intérim formel du maire en vacances.

Et enfin, tentant de dramatiser la gravité de la situation, il use d'un argument censé être aussi imparable que déterminant mais qui… vient démolir tout le baratin. Pour s'en convaincre, il suffit de relire avec attention la seconde partie de la citation ci-dessus.

Pour mettre le paquet, notre préfet, qui se targue de bien connaître la Provence, de l'aimer et de bien s'y sentir, ne recule devant rien. Malheureusement, parfois ça rate. Trop de zèle conduit quelquefois à étaler quelques lacunes de premier niveau scolaire. Non, Aix n'est pas l'une des 10 plus grandes villes de France, elle n'occupe que… le 22e rang.

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vendredi 26 juin 2009

"Carnets de campagne" : De l'utilité des mazarinades

Notre jeune auteur, à l'érudition quasi cosmique, grand louangeur de mazarinades, vient rappeler fort à propos certains préceptes du Cardinal. Pendant ce temps, les horloges tournent, mais la ronde entêtée des heures semble déréglée par le tempo abracadabrant des farandoleurs... Ne pas hésiter à laisser un commentaire…

Dix-septième jour :

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jeudi 25 juin 2009

Election municipale : Les armes à gauche…

Voir la première partie à la date d'hier.

Hotel_Ville_bleuContrairement aux annonces d'accord facile sur la composition des listes et les programmes, au PS, des contacts avaient été pris avec les Pezetistes. Des points importants défendus par notre liste ont été mis dans la balance. La mesure phare de la couverture de l'autoroute A51 a été récusée par Alexandre Medvedowsky. Ben, trop pezetiste l'idée. Ambiance vinaigre.

Puis, s'agissant de la participation de certains de nos colistiers, Medvedowsky voulait s'en tenir à des socialistes pezetistes. Cinq noms nous ont été proposés et, parmi eux, pour être n° 2, Noëlle Jouffret (fille du sénateur-maire Félix Ciccolini de 1967 à 1978) et, n° 11, Antony Sette, directeur de notre campagne.

Réunis par Michel Pezet, les colistiers ont demandé une meilleure prise en compte de notre programme et un placement différent dans l'ordre de la liste. Nous voulions deux pezetistes avant la dixième place, en contrepartie de l'abandon de la deuxième et un autre avant la quinzième. Refus complet de Medvedowsky estimant qu'il avait déjà fait assez de concessions. Pour nous, c'était cet ensemble de propositions ou rien. Ce sera rien, à l'unanimité des colistiers.

Peu avant l'ultime phase des discussions, ajoutant une touche proche du cynisme, André Guinde a entrepris de démarcher individuellement auprès de Jouffret-Ciccolini pour tenter de la convaincre d'accepter la proposition de deuxième place en raison de la symbolique liée à son nom. Surprise par cette façon de présenter les choses, et après avoir consulté nos colistiers qui se sont montrés solidaires, Noëlle a opposé son veto et a donc refusé la tentative d'usurpation morale d'un nom respecté à Aix.

Citoyen libre

Pour conclure provisoirement, je souhaite maintenant apporter quelques précisions aux questions que l'on me pose sur mon absence de la liste PS/MoDem. En mars 2008, j'ai fait librement le choix de participer à la liste de Michel Pezet tout en manifestant ma loyauté indéfectible envers Jean-François Picheral.

En parallèle, dans cette logique, ma collègue Danielle Rumani-Elbez et moi-même avons été candidats en nos propres noms à la cantonale d'Aix-Centre. C'est cette candidature, concurrente de celle du postulant PS (même cas de figure que la municipale), qui a été retenue comme motif par l'équipe de Medvedowsky pour refuser ma présence dans l'actuelle liste.

Qu'on le sache, je n'ai pas demandé d'y figurer. Je n'ai exercé aucune pression ni aucun chantage que ce soit. Je n'ai mandaté personne pour parler à ma place et je ne me suis pas vautré pour obtenir quoi que ce soit à n'importe quel prix. Si des personnes ont tenté d'intercéder en ma faveur, je les en remercie mais elles l'ont fait sans que je le leur demande.

La presse s'est fait l'écho de la mise à l'écart de certains anciens élus, elle l'a fait de son propre chef et c'est son droit. Je vais donc le répéter, je n'ai rien revendiqué et je ne revendique rien. Je n'ai besoin de rien, personne ne me doit rien et je ne dois rien à personne. Pour être complet, j'ai été interrogé sur mes intentions. C'est la raison pour laquelle j'avais évoqué ma réflexion sur un engagement, mais à certaines conditions.

Malgré tous les discours enfumants d'union, de rassemblement, d'éponge passée sur les divisions, on voit qu'il n'en est pas tout à fait comme ça dans la réalité. Peu importe. J'avais également indiqué qu'une hypothétique participation de ma part n'aurait de sens qu'à la condition qu'un projet concret soit porté par un rassemblement de personnes honorables (c'est la formule qui a paru dans la presse). Or, l'équipe PS/MoDem a rejeté des propositions du projet de l'équipe Pezet et refusé une meilleure représentation de nos colistiers. Pour l'ultime condition, c'est aux électeurs eux-mêmes qu'il reviendra de dire la conception qu'ils se font de l'honorabilité.

Quant à moi, je n'éprouve aucune acrimonie. Je crois avoir toujours fait mon devoir en accord avec ma parole donnée et mes engagements. Je demeure plus que jamais un citoyen libre et d'expression indépendante. C'est déjà pas mal pour prétendre au bonheur, n'est-ce pas ?

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mercredi 24 juin 2009

"Carnets de campagne" : Au bonheur de la dame…

Aujourd'hui, notre jeune écrivain se paie la tournée des échoppes électorales pour comparer les soldes. Tout est à vendre… Enfin presque, certains refusent de brader leur âme.

Seizième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/24/seizieme-jour.html

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Municipale : Centrifuge et Centripète sont sur un b…

AVERTISSEMENT : Ce que suit risque de vous donner un début de mal de maire. Alors, deux petits conseils en toute amitié. Si vous décidez de lire cet article jusqu'au bout, arrimez-vous fermement à votre siège et gardez les yeux ouverts, bien sûr…

Hotel_Ville__WEB_rouge_vifA quinze mois de distance, on assiste à de drôles de ballets. A part Maryse Joissains (UMP), qui repart à la bataille avec la même liste car elle ne peut pas faire autrement, tous les autres ont muté. Entre les nouvelles alliances, les séparatistes et les transfuges, on ne s'y reconnaîtrait plus.

De l'équipe François-Xavier de Peretti (MoDem), ont disparu Andrea Ferréol (sans étiquette), Cyril Di Méo, Arinna Latz (ex-Verts), Stéphane Salord (d'abord UDF, puis UMP), Bruno Genzana (d'abord Républicain indépendant, puis UDF, quelques années UMP et depuis quelques mois Nouveau Centre) et Laurent Perallat (ex-Verts), parmi les plus connus.

Di Méo a été réfuté par les écologistes et par Alexandre Medvedowsky (PS) pour avoir rejoint de Peretti en 2008. Salord, fort de sa "victoire" qui nous renvoie aux urnes, éjecté de la liste Joissains l'année dernière, fait sa propre liste sur laquelle figurent Perallat et quatre anciens conseillers municipaux dépités d'avoir été mis à la porte par Joissains en 2008.

Genzana, lui aussi refoulé par Joissains et désormais intégrable nulle part, a fini par retourner dans sa déjà vieille niche comme il l'a toujours fait, non sans être allé auparavant faire la danse du ventre pour quémander des compensations.

De l'équipe Medvedowsky, qui proclamait avoir réussi l'union de toute la gauche (sauf les Pezetistes quand même) et qui adopte maintenant l'union au centre que nous préconisions, tous les colistiers à sa gauche, s'estimant trahis, viennent de mettre les voiles pour lancer leur propre liste dirigée par Nathalie Leconte (PCF).

Quant aux écologistes, qui croient dur comme Verts que le score athlétique de Daniel Cohn-Bendit est reproduisible à Aix, ils ont décidé de constituer une liste autonome avec des Verts conduite par Hervé Guerrera (Partit Occitan).

Mais revenons un instant au PS. Après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guerini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky.

Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste.

Pour mémoire, en juin 2007, Guinde était venu expliquer, dans toutes ses largeurs, à la toute première réunion publique de Michel Pezet et de Jean-François Picheral pourquoi il lui était vraiment impossible d'aller avec Medvedowsky en mars 2008. A l'automne, sur injonction de Guerini, il a rejoint celui qu'il avait vilipendé (le mot n'est pas trop fort) durant l'été.

C'est le même Guinde qui vient de plier l'échine en ravalant ses rêves éphémères. Le PS est uni et apaisé, assène-t-on aux Aixois. C'est à voir. Car c'est un PS aixois incomplet qui fait liste commune avec le MoDem, lui-même moins fourni en personnalités que l'an dernier.

A suivre…

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lundi 22 juin 2009

Municipale : La dame, les cavaliers et les deux tours

A ce jour, 5 listes sont déjà annoncées : Extrême gauche, PS/MoDem, Ecologistes, Salord, UMP. Deux d'entre elles sont constituées sous forme de blocs et, sauf suprise, envisagent d'être départagées au second tour avec ou sans ralliements d'autres listes du premier tour.

A droite, le gros bloc, c'est celui de l'UMP et ses satellites, le FN ayant renoncé à se présenter. A côté, il y a la liste Salord, faussement sans étiquette, dont beaucoup s'accordent à dire qu'elle risque de faire chou blanc par rapport à ses prétentions liées au fait que l'annulation de l'élection leur est due.

Au centre et à gauche, on trouve le bloc PS/MoDem qui pense pouvoir absorber les écologistes pour le second tour. Enfin, il y a l'extrême gauche qui pourrait troubler un peu le jeu de l'alliance socialiste/centre.

Si l'on compare les résultats des élections européennes au niveau national et à Aix, on constate une grande similitude en termes de participation et d'abstention.

France

   Inscrits : 44.282.679

   Votants : 18.000.454 (40,65%) Exprimés : 17.218.974 (38,88%)

   Abstentions : 26.282.225 (59,35%) Blancs ou nuls : 781.480 (1,76%)

Avec les scores rapportés à l'ensemble des inscrits (44 millions), en réalité, on a :

  FN : (2,47%) UMP : (10,8%)

   Europe écologie : (6,33%)

  MoDem : (3,29%)

   PS : (6,41%)

   Front de gauche : (2,35%) NPA : (1,9%)

Aix

   Inscrits : 88.861

   Votants : 35.761 (40,24%) Exprimés : 35.012 (39,40%)

    Abstentions : 53.100 (59,76%) Blancs ou nuls : 749 (0,84%)

Selon le même calcul que ci-dessus, les vrais scores (sur 88.861 inscrits) sont :

   FN : 2.400 (2,70%) UMP : 11.061 (12,44%)

   Europe écologie : 7.577 (8,52%)

   MoDem : 2.742 (3,08%)

   PS : 5.014 (5,64%)

   Front de gauche : 1.668 (1,87%) NPA : 1.238 (1,39%)

Mais, sur les suffrages réellement exprimés (sans tenir compte des abstentions), la répartition est la suivante. Elle va nous servir à établir des tendances.

   FN : 2.400 (6,85%) UMP : 11.061 (31,59%)

   Europe écologie : 7.577 (21,64%)

   MoDem : 2.742 (7,83%)

   PS : 5.014 (14,32%)

   Front de gauche : 1.668 (4,76%) NPA : 1.238 (3,54%)

(Compte non tenu des "petites" listes européennes, environ 2.207 voix, soit 9,46%, sensiblement moitié à gauche et moitié à droite)

            

renaut_de_montauban

(Clic sur l'image pour agrandir)

Une partie d'échecs meurtrière par Renaut de Montauban (1462-1470)

       

Même si les européennes sont des élections ressenties comme trop éloignées des préoccupations locales, si elles sont à la proportionnelle intégrale à un tour et que les abstentions ont atteint un record, il est possible de retenir que la proximité temporelle en fait un test sur l'état présent de l'opinion des électeurs.

Est-il pertinent de transposer ces résultats à l'élection municipale ? En tout cas, on peut s'en inspirer mais en toutes précautions. Seuls, les écologistes se sont engouffrés dans le calque complet les yeux fermés. Les autres formations considèrent que des élements importants entrent en jeu.

L'élection est à deux tours, à portée locale, et met en compétition des personnalités du sérail. Par ailleurs, les recompositions des listes et les accords passés entre formations apportent une nouveauté différente de celle du scrutin de mars 2008. Enfin, on peut raisonnablement penser que la participation atteindra au moins 60% au second tour, ce qui inverserait les ratios des européennes.

Jusqu'à présent, il n'y a que le score de l'UMP qui laisse entrevoir une tendance de résultat pour le premier tour, disons un peu supérieur à 30% pouvant approcher les 35%. La seule et vraie inconnue réside dans les effets de dynamique ou d'effondrement (par vote dit utile) des trois listes Extrême gauche, PS/MoDem et Ecologistes.

La première peut atteindre 10% par ajout des déçus de la désunion d'avec le PS.

La deuxième, sur la base des européennes, se situerait à 22%. Mais il faut corriger ce score qui est sous-dimensionné par rapport aux résultats traditionnels à Aix. Il est possible que cette alliance toise les 30% si les électeurs qui ont rejoint les écologistes aux européennes reviennent en nombre suffisant au premier tour dans leurs camps respectifs, PS et MoDem. Mas rien n'est moins sûr.

Car selon le principe des vases communicants, soit les écologistes confirment leur "succès" aux européennes (avec un gros bémol : on cherche encore un Cohn-Bendit… aixois !), soit ils retombent à la moitié de leurs scores européens pour la raison légitimiste évoquée il y a un instant. En tout cas, il n'est pas farfelu d'émettre l'hypothèse que les écologistes atteindront facilement les 10%. Ils seraient alors les arbitres du second tour pour une alliance avec le PS / MoDem. L'impensable, à l'heure actuelle, serait de voir les écologistes arriver en tête (hors UMP) et bouleverser complètement la donne.

Quoi qu'il en soit, au second tour, en cas de triangulaire en présence de l'extrême gauche voulant s'assurer un minimum de sièges d'opposition au conseil municipal, PS+MoDem+Ecologistes peuvent soit dépasser les 40% si tout s'additonne correctement, soit stagner à ce score si les alliés enregistrent des pertes à cause du passage à cette étape.

Quant à l'UMP, même si la capacité de nuisance de la liste Salord est difficilement quantifiable, elle peut espérer l'addition des voix de droite sans patrie, outre le possible bénéfice de "la prime aux sortants" lors d'une élection partielle.

Paradoxalement, l'élection de juillet 2009 ressemblerait à celle de mars 2008. A la grande différence que la triangulaire se ferait par le maintien d'une liste de l'extrême gauche au lieu d'une liste du centre. L'issue recèlerait alors le même suspense qu'il y a un an.

En cas de duel, ce qui signifierait que l'extrême gauche ne peut se maintenir, l'UMP aurait plus de mal à l'emporter car sa marge de progression entre les deux tours n'est guère extensible. A moins que des abstentionnistes du premier tour ne viennent lui sauver la mise au second.

Dernière observation, si l'issue du second tour semble devoir être tirée à pile ou face, on ne peut sérieusement croire que l'élection puisse être pliée en un seul tour.

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samedi 20 juin 2009

Sous les ponts de Plassans coulent les scènes…

Une autre bonne lecture pour le weekend. A découvrir en famille (politique)… unie ou recomposée. Vous pourrez ensuite aller vous décontracter sous la tonnelle d'une guinguette pour y déguster quelque absinthe. Ou aller canoter ou simplement flâner au bord de nos rivières pour y chercher en ces eaux-là ce qui subsiste d'onde pure. C'est ainsi que sous nos petits ponts coulent les scènes, passent les jours, passent les semaines… En ces ides rituelles de mises en examen de tous les esprits honnêtes, une mention spéciale de félicitations à notre jeune auteur lui serait d'un soutien salutaire.

Douzième jour :

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vendredi 19 juin 2009

L'union PS / MoDem vue par "Tribune du Sud"

Nul n'ignore la recette, une campagne électorale, ce ne sont pas que des slogans, une communication cadrée ou les informations filtrées livrées par les candidats aux électeurs. Il se passe extrêmement plus de choses en coulisses pour la préparation des stratégies, des programmes et des listes.

Dans de prochains billets, je vous raconterai quelques péripéties sur les tractations pour les alliances, les positions, les exigences et les compromis des divers camps, et parfois les renversements de situations.

Au PS / MoDem, la réalité, c'est que les discussions sont loin d'être terminées et la liste n'est pas bouclée, quoi qu'on en laisse paraître. Si elle n'est pas encore communicable, c'est qu'elle n'est pas forcément satisfaisante. Ça pourrait bouger par le fait des va-et-vient entre les diverses composantes de la liste et à l'intérieur de chacune d'elles.

Passée la première mouture, des rapports de force se mettent en place pour faire accepter soit un peu plus de programme, soit de nouveaux positionnements dans l'ordre de la liste, quand il ne s'agit pas de rayer des noms pour en ajouter d'autres. C'est ce que l'on appelle le jeu du poker menteur. J'y reviendrai.

            
Le point sur les listes en présence :

A l'heure actuelle, les listes probables sont :

Extrême gauche, PS / MoDem, Ecologistes, Salord, UMP, pas d'Extrême droite.

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logo_tribune_du_sudIl est toujours bon de croiser plusieurs points de vue. Voici donc le début de l'article de Mickaël Penverne paru dans "Tribune du Sud" hier jeudi 18 juin 2009.

Aix : une vraie-fausse alliance

Alexandre Medvedowsky, pour le PS, et François-Xavier de Peretti, pour le MoDem, ont officialisé hier (mercredi) leur alliance pour essayer de conquérir l’hôtel de ville. Le tout par une chaleur écrasante et dans une belle langue de bois.

Premier point : le choix de Medvedowsky comme tête de liste s’est imposé sans heurt. André Guinde a reconnu avoir fait acte de candidature à la candidature mais, "après avoir longuement" réfléchi, il s’est retiré. Le "moment de déception" passée, il s’est "naturellement" rangé du côté de ses "amis". Désormais, tout va bien : "Dans une famille, il existe toujours des tensions. Mais la dynamique reprend toujours le dessus. Il ne manquera pas un militant pendant cette campagne". A l’écouter, la section aixoise fait bloc et son éviction est passée comme une lettre à la poste.

Pourtant, une missive de Bernard Pawlak tend à démontrer le contraire. Dans une "lettre ouverte", le trésorier de la section d’Aix adresse un "carton rouge" aux "arcanes du parti" : "La manière dont s’est passée la désignation de la tête de liste pour les municipales est une source d’interrogation, voire d’inquiétude, pour la vie de la section après les élections et ce, quelque soit le résultat (…). Comme tous les militants, je prends acte de la candidature d’Alexandre. Cela n’aurait pas été mon choix, s’il y avait eu vote." Ambiance. "Dans une famille, il existe toujours des tensions."

Deuxième point – développé surtout par Medvedowsky : il ne s’agit pas d’une alliance PS-MoDem mais d’un simple accord entre deux hommes, qui n’engage donc pas leurs formations politiques respectives. Une précaution sémantique qui vise à empêcher de tirer une conclusion sur un éventuel changement de stratégie du PS. Le Parti socialiste reste à gauche, qu’on se le dise.

Sauf qu’hier, de Peretti a pris un malin plaisir à brouiller les cartes en parlant d’une "volonté de construire ensemble sur le moyen et le long terme, c’est-à-dire pour les élections cantonales et régionales". Ajoutant dans un demi-sourire : "On entre dans une nouvelle ère politique." Sueur froide de Medvedowsky qui a tenté de corriger le tir : "Si on arrive à faire vivre un nouvel état d’esprit, l’équipe sera à même de débattre des enjeux du pays d’Aix." Et seulement du pays d’Aix, qu’on se le dise (bis).

Après une heure de conférence de presse, on n’apprendra rien de plus. Rien sur les colistiers, ni même le nom de la liste. "Elle est bouclée mais pas encore communicable", a conclu Medvedowsky. Sans rire.

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mercredi 17 juin 2009

"Carnets de campagne" : C'est le remue-manège…

Notre jeune écrivain de l'académie de Plassans poursuit ses prolifiques chroniques en passe de rafler tous les prix littéraires. N'hésitez pas à l'encourager par un petit commentaire.

Neuvième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/17/neuvieme-jour.html 

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Combien de faux électeurs à Aix ?

Et si on faisait enfin la clarté ?

La mission essentielle de la délégation spéciale installée à la mairie est d'organiser l'élection municipale des 12 et 19 juillet. Elle dispose de tous les pouvoirs et moyens pour qu'elles se déroulent dans la plus parfaite régularité, notamment en s'appuyant sur la neutralité des fonctionnaires.

Or, après l'élection législative de juin 2007, des recours ont été formulés auprès du Tribunal administratif et du préfet sur des irrégularités dans la tenue des listes électorales. Le Conseil constitutionnel l'a constaté mais s'est déclaré incompétent pour former un jugement. Puis, il y a eu l'élection municipale de mars 2008 et les européennes il y a dix jours.

En janvier dernier, on apprenait que le recensement de la population pour Aix, selon les données Insee, indiquait 145.721 habitants, soit une croissance d'environ 10% sur la décennie 1999/2009. Au même moment, la presse publiait le nombre d'inscrits sur les listes électorales d'Aix au 31 décembre 2008 : 87.600. Donnée étonnante car en mars 2008 il y en avait… 89.600 !

Comment est-ce possible que la population augmente d'environ 1.000 habitants par an et que les listes se dégonflent soudainement de 2.000 inscrits également en un an ? En toute logique, il aurait dû y avoir un nombre d'inscrits approchant les 90.000. Interrogée sur ce paradoxe, la mairie avait expliqué qu'en 2008 il y avait eu 2.850 nouvelles inscriptions et 4.850 radiations. Après les recours cités ci-dessus, que s'est-il réellement passé. 

Y a-t-il eu un premier nettoyage de circonstance des listes ? Un fonctionnaire avait relevé que 13.000 cartes avaient été retournées en mairie en 2007 faute d'avoir trouvé acquéreurs (mais 7.000 cartes avaient été récupérées sans que les personnes ne prouvent leur rattachement à la commune). Il avait même précisé que, depuis 2004, les listes n'étaient plus révisées à partir des cartes retournées.

En juillet, pour cette élection municipale inattendue, nous allons voter sur la base des listes établies en décembre dernier et qui ont servi pour les européennes. On peut légitimement s'interroger sur la sincérité des listes électorales actuelles et sur la validité du scrutin qui en sortira. Il est du devoir impératif de la délégation spéciale présente dans nos murs et agissant au nom de l'Etat de procéder en toute indépendance à des vérifications minutieuses par le biais de la commission électorale.

Faut-il rappeler qu'en mai, pour des faits de fraude électorale avec faux électeurs, l'ancien maire de Paris, Jean Tiberi, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, à 10.000€ d'amende et à 3 ans d'inéligibilité. Son épouse a écopé de 9 mois de prison avec sursis et 5.000€ d'amende.

            

Voir mon article du 16 janvier 2009 :

"Aix 2009 : Plus d'habitants mais... moins d'électeurs !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/16/12106650.html

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mardi 16 juin 2009

Election municipale : L'alchimie de la dynamique

tableau_noir

          

Arithmétique 

La démocratie, c'est d'abord de l'arithmétique. C'est linéaire, tout ce qu'il y a de plus simple. Exemple : 10 + 3 – 2 = 11. Par la magie des combinaisons, on peut obtenir le même résultat autrement. Exemple : 9 + 5 – 3 = 11. C'est une histoire de crédit et de débit, en quelque sorte. Pour faire 100%, il suffit d'additionner tous les pourcentages qui les composent. Toutes les variations sont possibles pour atteindre le total.

Pour emporter la mise d'une élection municipale, la loi en vigueur est fondée sur un système mixte majoritaire proportionnel qui a prévu de proclamer vainqueurs ceux qui auront 50% + 1 voix. Si ce n'est pas le cas au premier tour, au second, on attribue la victoire à ceux qui ont fait le meilleur score relatif. On peut donc gagner, par exemple, avec 36% si deux autres listes ont 32% chacune ou 34 et 30. C'est la règle. Et tout le monde la respecte. Cela a été le cas pour l'élection de mars 2008 qui n'a pas été gagnée à la majorité absolue.

L'annulation prononcée par le Conseil d'Etat ne remet évidemment pas en cause le concept de majorité absolue mais les conditions d'ordre éthique qui ont pu influencer le résultat. On n'est plus dans le domaine arithmétique pur mais dans une appréciation de caractère moral. Désormais, il faut bien se mettre dans la tête que la règle établie par la totalisation des voix peut ne plus suffire pour désigner un vainqueur, surtout si un écart serré court le risque d'avoir été faussé pour cause d'inconduites à l'encontre de certains candidats.

Dynamique

Une élection, c'est aussi une dynamique. La nature et la qualité de l'offre des listes peuvent recueillir au premier comme au second tour des effets d'amplification ou de réduction. Les résultats des européennes en sont une parfaite illustration. Mais, comme je l'ai déjà dit dans un précédent article, ces scores ont pris un caractère particulier qui n'est pas transposable à l'élection aixoise.

L'élection européenne est à un tour et à la proportionnelle. Elle a connu un énorme taux d'abstentions. Elle n'a pas désigné un "chef" mais des représentations. C'est tout le contraire d'une municipale où le second tour débouche sur l'attribution d'un pouvoir qui prévaut sur toutes les autres formations auxquelles on attribue des sièges minoritaires dépourvus de prérogatives décisionnelles.

Vouloir calquer ou reproduire à l'échelle d'une commune, par un fallacieux prétexte circonstanciel de proximité temporelle, l'expression d'une fraction de l'électorat pour soutenir ou contester les différents enjeux liés à l'avenir d'un vaste territoire lointain est une vue erronée de l'esprit. Ici, la décision politique est proche et visible. Prise sur place, elle se répercute à deux mètres de chez nous et peut modifier dans un sens ou dans l'autre notre destin commun.

La mobilisation et la participation électorales ont toujours été très fortes au niveau communal. On peut le constater depuis lundi dernier, les Aixois sont loin d'être indifférents à ce qui se passe. La jurisprudence inédite des motifs de l'annulation, la tenue de cette élection en dehors des échéances nationales de renouvellement des municipalités, la portée locale des enjeux, ou encore le côté "laboratoire" des recompositions politiques qui pourraient servir ailleurs plus tard, tout laisse penser que, vacances ou pas, les Aixois se rendront aux urnes ou ne manqueront pas de voter par procuration.

Malgré le gros effet de surprise, et grâce à lui aussi, les Aixois montrent un intérêt marqué pour ce nouveau moment exceptionnel de démocratie. Pour preuves, les discussions sont passionnées, les médias se mobilisent et l'internet s'enflamme.

Alchimie

Quels enseignements peut-on en tirer ? L'analyse des glissements et des transferts de voix aux européennes confirme que ceux-ci se sont opérés à cause de la spécificité de ces élections et que leur volatilité, de circonstance, ne saurait exprimer un ancrage définitivement acquis (ces résultats ont toujours fait du yo-yo). Ceux qui ont tendance à vouloir s'improviser en petits sondeurs avec un amatareurisme confondant ou qui croient par des raisonnements simplistes que les additions et les soustractions arithmétiques sont prévisibles à la virgule près se trompent.

D'abord, parce que les appartenances politiques traditionnelles vont retrouver leurs électeurs et chacune son assise, remettant à leurs places respectives les scores européens surdimensionnés des uns et sous-dimensionnés des autres. Ensuite, parce que l'équipe sortie de la mairie par le Conseil d'Etat est compartimentée à elle-même, dépourvue qu'elle est de réserves de voix hors les siennes. Elle pourrait en comptabiliser encore moins, par la soustraction de celles que vont se charger d'aspirer ses bienfaisants ex-amis.

En revanche, l'émergence et la constitution du nouveau pôle transversal à vocation majoritaire de l'ex-opposition sont en mesure de créer des mouvements d'entraînement et de s'élargir bien au-delà de sa seule base arithmétique, aussi bien au premier tour qu'au second. On passerait alors, par exemple, de la base 1 + 1 = 2 à l'effet 1 + 1 = 3.

A mon humble avis, cette élection à nulle autre pareille recèle déja les ingrédients d'une alchimie, voire d'un soupçon d'irrationnel, qui en surprendra plus d'un.

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Quand L'Express fait de l'intox

express_4_juin_2009

L'Express du 4/10 juin a publié un encart spécial Aix. C'était donc avant l'annonce d'annulation de l'élection municipale. On n'y apprend rien. Et c'est ce qui intrigue. Les reportages ressemblent fort à de la publi-information. Aucune aspérité. Tout est beau. On y évoque le futur tribunal d'instance… qui a été rabougri par l'Etat. On fait comme si le nouvel Office de tourisme était presque réalisé… alors que le projet est en panne. On vante la future polyclinique du Montaiguet selon la seule vision des promoteurs… qui a été fortement contestée tout au long de l'enquête publique et après.

Bref, je le dis comme je le pense, ce numéro de L'Express fait de l'intox à vomir.

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - --- EUX = CM2 --- - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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